L
e mot du Secrétaire Général


L'appui à la petite entreprise reste notre raison d'être.


Paul KAMPAKOL
Secrétaire général
du Forum des Jeunes Entreprise du Congo.


Depuis l’an 2004, le Forum des jeunes entreprises du Congo (Fjec) a vécu une sorte d’engagement citoyen afin de briser l’individualisme et la méfiance qui ont souvent caractérisé les acteurs non étatiques de notre pays. Nos partenaires historiques habituellement sollicités pour soutenir nos actions privées ont été mis à la disposition des autres acteurs de la société civile sacrifiant même notre plan d’action. SOS FAIM Luxembourg par notre biais, finance depuis plus de trois ans, le fonctionnement de l’Association des professionnels de la microfinance du Congo (APEMF-Congo) en partageant la quotte part de son financement dédié au Congo entre celle-ci et la CAPPED du Fjec ; le CFSI avec qui nous avons une relation de partenariat pour le soutien de notre travail en direction des petites entreprises, a orienté ses interventions depuis 2004 vers l’ensemble de la société civile congolaise, en animant le Programme Dialogue Citoyen, qui abouti maintenant vers un autre plus ambitieux dénommé « PCPA ».
Pour démontrer la présence dans le pays des compétences nationales capables de gérer des projets et programmes de développement avec des montants importants, nous avons accepté de conduire la réalisation du projet Tonga-Mboka, programme post conflit d’appui aux initiatives communautaires locales de secours d’urgence et de reconstruction, sans qu’aucun frais de gestion ne nous soit concédé.
Maintenant que nous avons démontré que (i) il existe au Congo des acteurs capables de conduire des projets de développement sans toujours avoir besoin d’assistants techniques ou autres consultants extérieurs qui greffent généralement plus de 40% des fonds de projets ; (ii) les acteurs de la société civile congolaise sont capables de travailler ensemble et de faire des propositions pertinentes aux pouvoirs publics ; (iii) nos communautés de base savent s’organiser et agir ensemble pour réaliser et protéger leurs biens collectifs ; (iv) nos associations présentes sur le terrain répondent véritablement aux besoins des populations avec des moyens médiocres.
Le moment est venu pour que le Fjec replace la petite entreprise au cœur de son action. Comme nous le disons toujours et souvent, la lutte contre la pauvreté est pour nous, la lutte pour l’insertion économique de tous les Congolais. Et, il n’y aura jamais d’insertion économique sans promotion, appui et encadrement de l’initiative économique.

 

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